Des refugiés libériens au Ghana craignent le retour au pays
En 1990, l'Agence des Nations Unies pour les refugiés (HCR) a ouvert le camp de refugiés de Buduburam, situé au Ghana, en Afrique de l'Ouest. Le camp héberge majoritairement des Libériens ayant fui la violence qui a touché leur pays durant la guerre civile du Liberia dans les années 1990 et durant la seconde guerre civile libérienne qui commença en 1999 et se termina en 2003.
Environ 45 000 refugiés, des femmes et des enfants pour la plupart, habitent le camp de refugiés, selon un sondage du HCR. Depuis janvier 2007, les refugiés libériens demeurent au Ghana, malgré la présence de 15000 forces de maintien de la paix de l'ONU dans leur pays. Le camp de Buduburam est désormais sur le point de fermer et cela inquiète plusieurs de ses habitants.
Il est facile de comprendre pourquoi les libériens résidant dans le camp de refugiés de Buduburam craignent le retour au pays. Dans un pays détruit par des années de conflits, le chômage au Liberia «atteint un taux ahurissant de 85% » selon le site web du Programme alimentaire mondial et le pays a une espérance de vie d'à peine 42 ans, (D'après une étude de l'Organisation mondiale de la santé datant de 2004).
Macedo, un refugié ayant vécu dans le camp de Buduburam pendant 11 ans, a appris que le camp allait fermer en 2006, alors qu'il y demeurait toujours, et 6 mois après la fermeture initialement prévue. Réfugiés libériens